Portraits de jeunes passionnés par le cheval comtois

Article mis en ligne le 10/01/2018.

"Le Comtois, moi j'y crois" : le slogan 2017 résonne toujours dans nos têtes nous rappelant nos belles rencontres de cet automne avec les amoureux de notre race. Nous sommes obligés d'y croire dans ce comtois !! On ne peut pas faire autrement quand on voit autant de jeunes passionnés présents sur les rassemblements de chevaux comtois comme les concours de modèles et allures ou d'attelage organisés dans le berceau et hors berceau. Place à trois portraits de jeunes éleveurs vouant un amour sans faille pour notre cheval, gage certain d'une longue vie pour la race comtoise.
Manon et Henri
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"Doux, patient, moins gourmand qu'un breton" voilà les qualificatifs employés par Manon pour décrire non pas son grand père Henri qui lui a transmis la passion de la race comtoise mais le cheval trait comtois présent dans la famille Brugerolle depuis de nombreuses années à Riom Es Montagnes, commune juchée à 842 mètres d'altitude dans le Cantal.
Tout juste âgée de 18 ans, Manon met un point d'honneur à participer tous les ans au concours local de modèles et allures de Riom Es Montagnes et au concours départemental avec deux objectifs principaux: mettre en valeur ses animaux et partager de beaux moments en famille et avec ses amies. L'élevage familial comprend une dizaine de sujets élevés sur 38 hectares avec des bovins de race salers, race emblématique du Cantal.
Manon voit dans le comtois un cheval polyvalent, idéal pour le loisir et la balade en forêt. Elle espère que son utilisation dans l'entretien de nos espaces naturels urbains se développera. Pour Manon: on a tous à y gagner en qualité de vie. L'appel est lancé aux collectivités publiques!
Côté souvenir, si on lui demande le nom d'une jument qui l'a marquée, elle cite tout de suite celui de Gaelle, l'animal dont tout le monde rêve: une belle alezan crins lavés, obéissante et très maternelle.
Etudiante en BTS ACSE (analyse conduite et stratégie de l’entreprise agricole), on espère que Manon plaidera auprès de sa promotion la cause du trait comtois et plus globalement celle des chevaux de trait pour les intégrer dans la stratégie de valorisation d'une exploitation agricole.

Alienor and co

Au début, l'idée était de dresser le portrait d'Aliénor (fille de Angelina et de Gérard)amoureuse du cheval comtois, mais je me suis vite rendu compte que, derrière elle, se cachaient Guy, Amandine, Camille et bien d'autres jeunes, véritables chevilles ouvrières au sein de l'élevage équin de la famille SIMMONET. C'est pourquoi je parlerai volontiers des "jeunes de Lavaud", soulignant ainsi un esprit d'équipe fortement ancré en Sologne Bourbonnaise. Lavaud est l'affixe de cet élevage comptant une centaine d'hectares et se situant à Paray Le Frésil dans l' Allier à une altitude de 226m.L'orientation de l'exploitation est la polyculture avec une trentaine de vaches Charolaises, 250 brebis Charollaises et 25 chevaux comtois ( 10 poulinières, 1 étalon, et la descendance). A cela, s'ajoute une diversification avec un gîte attenant à la maison principale.
Les jeunes de Lavaud ont attrapé le virus grâce aux parents d'Alienor. Gérard possédait 4 juments avec orientation élevage et attelage lorsqu'il a rencontré Angelina. Le coup de coeur "comtois" pour madame a été immédiat.
Depuis, la famille Simmonet présente ses animaux aux concours d'élevage et d'attelage, lieux de rencontre et de moments privilégiés de partage avec les jeunes de Lavaud, sans qui aucun déplacement ne serait envisagé: le comtois, ciment d'une famille.
Les jeunes sujets comtois sont principalement orientés vers l'attelage, et les sorties en calèche. La famille SIMONNET est persuadée que notre cheval ne pourra continuer à pâturer dans nos campagnes que si nous savons l'utiliser, au sens noble du terme.
A la question, Qu'est ce qu'il vous plaît chez le comtois? les jeunes de Lavaud prennent leur souffle et commencent à nous lister les qualités du Comtois tout en nous prévenant qu'elles sont bien trop nombreuses pour toutes être énumérées. Parmi celles ci, on relèvera volontiers sa beauté, sa rusticité, sa facilité d'entretien, sa gentillesse à l'attelage...
Le Comtois est fédérateur et permet à la famille Simmonet de faire de belles rencontres avec d'autres éleveurs mais aussi des étalonniers de Franche Comté qu'ils sont ravis de retrouver tous les ans lors du rendez vous incontournable du national de Maîche .
Voilà pourquoi Alienor and co. crient d'une seule voix: NOUS, LE COMTOIS NOUS Y CROYONS!
Sophie et Noëlle

Les comtoises aux crins blancs pâturent aussi sur les plateaux trizacois dans le Cantal, à 980 mètres d'altitude. Originalité tout de même de l'élevage de Sophie et de Noelle, des touches de couleurs égaient ces beaux plateaux d'estive avec des juments de robe pie côtoyant nos belles blondes .
D'un caractère déjà bien trempé, Sophie, âgée de 16 ans, s'occupe avec ses parents de son troupeau atypique et coloré de 7 poulinières et de 5 pouliches. Cette année, elle a tout misé sur ALASKA, comtoise de 7 ans, pour participer aux concours de modèles et allures. La récompense des heures passées auprès de sa jument ne s'est pas faite attendre: une qualification au sommet de l'élevage à Cournon. Soucieuse alors d'être au top de sa présentation, Sophie a acheté une belle bride blanche "à la mode comtoise", presque du sur mesure pour sa jument. Côté anecdote, Alaska, habituée aux grands espaces verdoyants de Trizac, a très peu apprécié le box étroit de Cournon, piétinant les trois brins d'herbe bien pâlichons, l'oeil tourné vers les pentes vertes du volcan du Puy De Dôme.
Sophie souhaite développer son élevage et s'est fixée un objectif, celui d'arriver à constituer un prix de famille regroupant une jument et ses filles, graal suprème pour beaucoup d'éleveurs. Actuellement en CAP Pâtisserie, la jeune fille réfléchit déjà avec sa maman au choix de l'étalon pour l'accouplement d'Alsaka espérant bien entendu la naissance d'une belle femelle.